22 mars 2008
CV Barak Obama
Biographie de Barack Obama |
L'enfance et la jeunesse de Barack Obama Barack Hussein Obama est né le 4 août 1961 à Honolulu dans l'Etat de Hawaï. A l'époque, ses parents sont un jeune couple mixte (son père est noir et sa mère blanche) étudiant à l'université de Hawaï. Sa mère, Ana, originaire du Kansas, est une descendante de Jefferson Davis le président des Etats confédérés du sud des Etats Unis durant la guerre de sécession mais à également du sang cherokee. Son père, Barack Obama Sr est un économiste kenyan et de confession musulmane appartenant à l'ethnie Luo. Ses parents se séparent alors qu'il n'a que deux ans, il ne reverra son père, alors ministre de l'économie et des finances au Kenya, qu'en 1982 quatre avant sa mort dans un accident de la circulation. Il part alors vivre à Djakarta avec sa mère et son nouveau mari d'origine indonésienne. A l'age de dix ans il rentre à Hawaï pour des raisons scolaires et étudie dans la prestigieuse académie Punahou réservée à l'élite de l'Etat.[1] Ainsi la vie du jeune Barack Obama est très emblématique d'une Amérique multiraciale et multiculturelle. Par la suite Barack Obama part étudier à l'Université de Californie, puis intègre la prestigieuse université de Columbia à New-York où il obtient un diplôme en science politique et en relations internationales. Après avoir travaillé dans la finance à Chicago, où il se convertit au christianisme, il intègre l'université de Harvard à Boston où il sortira au meilleur rang sortant diplômé en droit avec les félicitations où il deviendra le premier rédacteur en chef noir de la prestigieuse revue juridique de l'université The Harvard Law Review. Son début de carrière Il retourne dès la fin de ses études à Chicago dans le South Side[2], l'une des zones les plus défavorisées de la ville, qui devient dès lors sa base politique et son « laboratoire » social pour mettre en œuvre son projet politique. En 1992, il est très actif pour l'élection de Bill Clinton à la fois pour les primaires démocrates mais aussi pour la course à la maison blanche face à George Bush Sr. Toutefois ce qui lui ouvre les portes de la politique avec une envergure nationale c'est son dynamisme et sa connaissance des dossiers dans le cadre de la campagne pour l'élection au sénat Carol Moseley Braun pour l'Etat de l'Illinois la même année. Cette dernière lui ouvre les portes du parti démocrate local et lui fait rencontrer de hauts personnages du parti à Washington. Durant la même période, il devient associé dans un cabinet d'avocat spécialisé dans les droits civiques, et enseigne le droit constitutionnel à l'université de Chi Une carrière politique en plein élan En 1996, il est élu au sénat de l'Etat de l'Illinois dans sa circonscription de Hyde Park, et préside la commission de santé publique dans cette assemblée. Il apparaît comme un progressiste de gauche, et soutient les lois en faveur des homosexuels, pour la lutte contre le sida ou pour une couverture maladie pour les bénéficiaires d'allocations ou encore pour une plus grande limitation de l'usage de la peine de mort. Son style est proche de celui de Bill Clinton (charisme, proximité avec les électeurs, visite des églises, projets en faveur des défavorisés, etc...). En 2000, candidat démocrate à l'investiture aux élections de la chambre des représentants, il est battu aux primaires de son parti par le représentant sortant.[3] Après la défaite du vice président Al Gore face à George W. Bush en 2000, il devient l'une des flèches montantes du parti à la recherche de sang neuf. Ainsi, en juillet 2004, il est acclamé de façon triomphale par les délégués démocrates lors de la convention désignant John Kerry comme candidat démocrate à l'élection présidentielle. A ce titre il est très intéressant de noter l'ordre des principaux discours officiels, les derniers à s'exprimer étant les plus influents : Ted Kennedy[4] , Al Gore, Hillary Clinton, Bill Clinton, Barack Obama, John Edwards et enfin John Kerry. Bien qu'il soit le moins connu de tous ces orateurs, il s'est exprimé en dernier juste avant les candidats du « ticket » car en plus d'être la valeur montante du parti, il est à l'époque candidat au poste de sénateur de l'Etat de l'Illinois, Etat foncièrement acquis aux républicains. Surtout en cas de victoire il deviendrait le cinquième sénateur noir de l'histoire des Etats-Unis. A la tribune de la convention il fait l'apologie du rêve américain, expliquant qu'il prend la parole après avoir été annoncé par le Président Clinton[5], lui « le type maigre, noir avec un drôle de nom, ce qui prouve qu'il n'y a pas une Amérique noire, une Amérique blanche et une Amérique hispanique : il y a les Etats-Unis d'Amérique (...) et son peuple va réussir à panser les plaies qui remontent à plusieurs siècles dans ce pays ». Plus de renseignements sur le site CabinetsAvocats.com Sa campagne pour les sénatoriales est également menée d'une main de maître. Les primaires ne sont qu'un parcours de santé pour l'avocat métis qui obtient presque 91% des voix face à sept autres adversaires, parmi lesquels figurent un millionnaire très populaire et le chef du parti démocrate de l'Illinois. Les républicains ont du mal à trouver un adversaire capable de faire face au candidat démocrate. Tout d'abord, c'est Jack Ryan, un riche banquier très doué dans la communication, et qui avait une très bonne présentation, mais son aspect moraliste est balayé par des révélations sur les circonstances de son divorce, et son goût prononcé pour les clubs échangistes. Le parti de l'éléphant décide alors d'investir un concurrent noir pensant que l'Etat étant traditionnellement aux républicains, si la force d'Obama se situe à un niveau racial celui-ci n'aurait plus aucun avantage face à un candidat noir et républicain. L'ancien ambassadeur à l'UNESCO Alan Keyes accepte de se lancer dans la course pour le parti républicain. Le fair-play de Barack Obama a incontestablement joué en sa faveur lorsqu'il déclare que le fait d'avoir poussé les républicains à choisir un candidat noir est une demi victoire pour lui, et que donc le « Sénat des Etats-Unis d'Amérique ne serait plus tout blanc ». Toutefois les républicains ont commis une erreur d'une importance cruciale que l'équipe Obama va utiliser avec intelligence. Le but était de faire de Keyes l'opposé totale de Barack Obama. Tout d'abord il est très fantasque et appartient à la branche la plus ultra conservatrice du parti républicain, ce qui est à l'opposé total du sérieux et de la rigueur sur les dossiers, que toute la classe politique reconnaît à son adversaire démocrate. De plus il vient tout droit du Maryland et n'a jamais vécu dans l'Illinois (rappelons que Barack Obama, dès sa sortie de l'université, s'est installé à Chicago et a fait de South Side son laboratoire politque et social) or lorsque Hillary Clinton a déménagé à New York pour se faire élire au sénat, Alan Keyes a été le plus virulent républicain à dénoncer ces méthodes qui constituent « un abus de la démocratie » ce que Barack Obama n'a pas manqué de lui faire remarquer. De plus, face aux soutiens des grands caciques républicains pour Alan Keyes, le candidat démocrate a choisi comme appuis plus symboliques comme le fils du charismatique Révérend Jessie Jackson, élus à la chambre des représentants. Ceci est très intéressant car Barack Obama est considéré comme le successeur de Jessie Jackson en matière de défense des minorités au sein du parti et comme bien plus crédible qu'Al Sharpton. Par ailleurs au niveau de l'Etat il est le protégé du Président du sénat de l'Etat de l'Illinois, Emil Jones, le « faiseur de roi » dans la région que Barack Obama surnomme d'ailleurs son « rocher de Gibraltar ». Il préfère les contacts plus personnels, que se soit avec les élus locaux ou avec la population locale, n'hésitant pas à s'arrêter sur la route pour organiser un mini débat improvisé avec des électeurs hostiles à ses positions (avortement, droits des gays ou guerre en Irak[6]). Après avoir tout écouté, il insiste sur le respect des opinions de ses adversaires, et affirme qu'aucune piste de réflexion ne sera exclue s'il est élu au sénat. Il est décrit comme attentif sans pour autant s'attarder ; « quand d'autres parlent pendant des heures dans des salles toujours pleines, lui écoute, deux doigts sur le menton. Rien n'échappe à ses yeux mobiles. », selon le reporter du New York Times qui a suivi sa campagne. Il sait également frapper fort ses adversaires. C'est ainsi qu'il a humilié Jack Ryan, le premier candidat républicain, avant qu'il ne doive se retirer. En effet, en pleine conférence de presse, il dénonce en l'indexant le « tracker »[7] de son adversaire, affirmant que ce dernier le suit y comprit aux toilettes. Il fait cela en l'interpellant en direct à la télé par son nom, et révèle que ce dernier à enregistrer ses conversations personnelles. Les journalistes furent interloqués par une possible affaire d'écoute, ce qui ruine une campagne en quelques heures dans la vie politique américaine et ceci encore plus depuis le watergate. Tout cela précipite la chute de Ryan, en quelques minutes au cours d'un direct à la télé, sans pour autant donner le rôle de celui qui « achève » à Barack Obama, mais au contraire celui de victime honnête et intègre qui tente de faire une campagne propre. De l'avis des observateurs, en particulier du New York Times, et même de la très conservatrice chaîne de télévision Fox News, ceci fut un coup de maître. Le 2 novembre 2004 il est élu triomphalement au Sénat des Etats-Unis d'Amérique avec 70% des voix contre 27% pour Alan Keyes. Il obtient donc les voix des minorités, mais aussi celles de près de 76% des électeurs blancs convaincus par le nouveau style politique du candidat noir. Un candidat post-racial Barack Obama a su donner à son discours, une dimension plus large que l'aspect communautaire, ce qui lui confère une autorité et une crédibilité manifeste au sein des autres communautés. Ceci est aussi lié au fait qu'il assume complètement son ascendance métisse[8]. Il ne cherche pas à se faire élire en flattant les communautés afro américaines, ces communautés le trouvant trop clair de peau, trop diplômé et trop proche du milieu politique blanc selon eux au sénat de l'Etat. Barack Obama a toutefois comme point fort que ses études et son poste de directeur de la Harvard Law Review aurait pu lui ouvrir une carrière d'avocat millionnaire, mais il a choisi malgré de très nombreuses propositions, d'enseigner à l'université et de s'engager politiquement dans le South Side. Cependant il n'a aucune complaisance à l'égard de sa communauté et à l'occasion de sa campagne, demande aux parents de jeunes noirs « d'éteindre la télévision et d'éradiquer cette stupidité consistant à dire qu'un jeune noir avec un livre se comporte comme blanc ». De plus, pour se faire élire au sénat il ne suffit de convaincre une circonscription, qui peut être à majorité blanche ou noire mais tout l'Etat. Ainsi il n'hésite pas à aller rencontrer les paysans de la plaine illinoise où tout en s'opposant à la guerre en Irak, face à un public qui y est favorable, il assure à son auditoire d'ouvriers syndiqués et d'agriculteurs subventionnés que le protectionnisme pourrait revenir les hanter, en prônant la libre concurrence, l'initiative individuelle et une meilleure protection sociale. Il engage un réel dialogue avec le monde très blanc de la politique. On le considère comme le premier candidat post racial dont les thèmes de campagne sont une meilleure justice sociale et une réduction du fossé entre les nantis et les laissés pour compte du rêve américain. Quel avenir pour Barack Obama ? Barack Obama porte bien son prénom qui signifie en Swali « béni des dieux », il semble promis à une carrière nationale. Son positionnement atypique, c'est-à-dire très à gauche sur le domaine social mais pour une réelle compétitivité et un accès par le mérite à la réussite sociale, et de plus ses valeurs familiales lui offrent une vraie perspective. Certes il n'est pas sûr que l'Amérique soit prêt à accepter un Président noir en 2008 mais un bon score aux primaires de la présidentielle pourrait lui ouvrir les portes de la vice présidence, et donc celles du bureau ovale par la suite. Il est très pressenti pour être sur un ticket avec John Edwards voire Hillary Clinton s'il bat ce dernier lors des primaires. Après son fameux discours lors de la convention démocrate en juillet 2004, les forums des sites démocrates le comparaient à Bill Clinton : « Hilary Clinton n'a qu'à bien se tenir, écrivait un militant. Elle pourra prétendre aux Affaires étrangères lorsque Obama sera à la maison blanche en 2012 ». Lors de la campagne d'Obama pour les sénatoriales en novembre 2002, la représentante de l'Illinois, Jan Schakowsky, était reçue à la Maison Blanche [1] La famille royale d'Hawaï y a toujours inscrit ses héritiers. [2] Qu'on appelle aussi le Harlem de Chicago [3] Ceci n'est pas une défaite humiliante le taux de réélection étant de plus de 90% pour les sortants de la chambre des représentants qui doivent se soumettre au suffrage de leurs électeurs tous les deux ans. [4] Depuis 1960 il y a toujours eu un Kennedy pour s'exprimer lors de la Convention. D'ailleurs [5] En effet à la fin de chaque discours l'orateur qui finit son discours annonce le prochain orateur, or Barack Obama s'est exprimé après Bill Clinton alors que l'on pensait que le dernier président en date allait annoncé les candidats du ticket et donc s'exprimé en dernier, mais ce fut à Barack Obama que revint cette honneur. [6] A ce sujet il affirme ne pas être opposé à toutes les guerres mais « juste aux guerres déclenchées pour des raisons idiotes ». [7] Chaque candidat, pour une élection importante, confie à un membre de son équipe la mission de suivre son adversaire, noter, enregistrer tout ce qu'il dit et fait, afin de l'utiliser contre lui. [8] Ceci tant au niveau de l'origine de ses parents que des lieux où il a vécu, les écoles fréquentées (musulmane en Indonésie et catholique à Hawaï), etc..... Abdourahim http://www.blogg.org/blog-11851-billet-biographie_de_barack_obama-736771.html |